« Article 2 : le formatage de la société – une société américanisée. »

 

Art 2« Article 2 : le formatage de la société – une société américanisée. »

Alyson releva son crayon jusqu’à la hauteur de son visage. Elle leva les yeux. Le regard perdu sur l’horizon, elle réfléchissait. L’inspiration lui venait très vite et très facilement. Plus qu’une envie, elle avait besoin d’écrire. Elle resta pensive durant deux minutes puis perdue dans ses idées, elle se mit à écrire. Alyson se sentait en transe. Plus rien autour d’elle ne lui importait. Le monde aurait pu s’écrouler, elle n’y faisait plus attention.

« La vie que la société m’a imposée n’a aucun sens. » furent les premiers mots qui sortirent de sa plume.

Puis elle enchaîna :

« Pour certaines personnes, elle convient tout à fait mais selon moi le formatage de la société est un désastre. Dès notre enfance, on nous fait croire qu’il n’y a qu’un seul chemin possible. Les autres voies sont inconcevables dans notre esprit formaté et peu enclin à la critique. Il nous est impossible de remettre en question toute notre éducation jusqu’au jour où, nous comprenons.

Premier point : souhaitons-nous le rêve américain ?

Durant notre vie, on nous apprend à accumuler des biens et des connaissances sans même réfléchir au « pourquoi » de cette accumulation. Notre vie est toute tracée : naître, passer une quinzaine d’années assis sur une chaise à l’école, amasser le plus possible de connaissances, passer encore quelques années à l’absurde corvée d’obtenir un diplôme, trouver un super job, décrocher un CDI qui nous procure sécurité, se marier (il est temps), avoir un enfant car on a besoin de consommateur, accumuler les crédits (il n’y a que ça de vrai), acheter une maison plus grande que ce dont nous avons besoin, avoir une voiture, s’endetter encore, travailler tout le temps, acheter et amasser des choses inutiles, attendre ton seul jour de détente de la semaine, recommencer la semaine au lundi, toucher une petite retraite, passer le reste de ta vie à t’abrutir devant les émissions de divertissement qui passent à la télévision et mourir. Communément, on appelle ça le rêve américain. Est ce ça que nous voulons ? Ce constat est négatif mais c’est pourtant la vérité. Chacun est libre d’aimer cette vie où la journée type se ressemble pour tout le monde : se lever, prendre une douche, prendre les transports, aller au bureau, travailler, travailler, travailler, manger rapidement, encore travailler, prendre les transport, manger et regarder la télévision, dormir et recommencer. En ce qui me concerne, je m’y ennuie. Je ne veux plus rentrer dans les cases. Toute ma vie, j’ai essayer de faire ma vie selon ce modèle. Et pourquoi ? Pour faire plaisir à la maitresse, à ma famille, pour être bien vue par mon voisin ou, peut être, pour avoir l’illusion du confort matériel qui me mènerait, hypothétiquement, au bonheur …qu’elle hypocrisie. Au lieu d’attendre le bonheur durant toutes ses années, commençons à être heureux dès maintenant.

Deuxième point : le confort matériel.

Pour assurer notre confort matériel, nous trimons pour posséder de nombreux biens. Nous sommes une des rares espèces animales à posséder une maison plus grande que ce dont nous avons besoin et à posséder des gadgets inutiles. Le développement matériel est extrêmement valorisé au détriment de notre développement spirituel personnel, de notre quête de la sérénité et du bonheur. Tout ça pour notre propre sécurité. Mais, cette sécurité n’est qu’une illusion. Une fois que nous possédons toute ces choses, c’est la peur de les perdre qui arrive. La peur de l’insécurité mène notre vie. Les marionnettes du système que nous sommes changent. Je pense que le monde entier est en crise d’adolescence afin de casser les codes qui nous sont imposés. L’ultra matérialiste n’a plus sa place, il mène à un épuisement moral car, au lieu de comprendre ce qu’il nous arrive, nous préférons continuer sans réfléchir et prier pour que notre mental tienne.

Troisième point : nous créons notre propre malheur.

Personnellement, j’ai rêvé ma vie. Je la voulais parfaite, selon les critères dictés par la société. J’ai rêvé d’une grande carrière quitte à me tuer à la tâche et à décliner mentalement au niveau de la santé. J’ai rêvé ma vie personnelle. Je suis resté en couple longtemps avec Antoine. Je voyais en lui l’homme parfait : mon futur mari, le père de mes futurs enfants. Le jour où tout s’est écroulé, je me suis sentie abattue. J’ai créé mon propre malheur. Depuis, je ne veux plus aimer, j’ai peur. Je me suis, en effet, concentrer sur le but alors que le plus important c’est de se concentrer sur le moment présent et de profiter de chaque seconde sans penser au lendemain. Ce but qu’il soit un échec ou même une réussite est créateur de vide absolu. Se relever d’une telle épreuve est très difficile. Si nous nous concentrons sur le chemin pour y arriver, nous serons heureux. L’essentiel n’est pas d’aller loin mais c’est le chemin pour y arriver. C’est ce que l’on appelle les expériences de la vie. Profitons-en.

Quatrième point : vers le bonheur.

La première difficulté de notre vie est de survivre à notre éducation et de s’émanciper. Nous avons tous vécu le bonheur quand nous étions très jeune. Prenons l’exemple d’un bébé pas encore perverti par la société. Il est heureux. Il ne se soucie pas de la taille de son biberon tant qu’il en a assez pour assouvir sa soif. Il ne se soucie pas de ce que va penser son copain s’il ne possèdent pas le dernier trotteur à la mode. Un bébé et même un très jeune enfant ne se soucie pas de se développer matériellement pour flatter son propre égo. Un jeune fait simplement le bonheur de ses parents. Il a tout compris. En faisant le bonheur des autres, il est lui même serein. On a tous connu cette sensation un jour, il suffit de fouiller au plus profond de sa mémoire pour se rappeler des vrais valeurs de la vie et pour se souvenir de nos priorités. En le comprenant, je suis entrain de renaître, à vingt huit ans. Je veux me battre pour être heureuse. Je choisis, à partir d’aujourd’hui, le bonheur. La vie est belle. Je veux me reconnecter à la réalité loin de cette société pervertie par la consommation et les apparences. Il y a tellement de belles choses à découvrir. Société : laisse-moi m’en aller pour mieux me retrouver. Je veux vivre. »

 

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