« Article 3 : jusqu’où peut-on critiquer la société de consommation ? »

art 3La jeune femme lut :

« Article 3 par Arno : jusqu’où peut-on critiquer la société de consommation ?

Premier point : consommer ou créer.

Aly : tu as l’art de mettre des mots sur ce que tu penses et sur ce que la majorité des hommes pensent sans même forcément le savoir. Je suis fasciné par ta plume.

Néanmoins, il manque une partie à ton raisonnement. Tu dis ne pas vouloir de cette société de consommation et d’apparence qu’on veut t’imposer. Je le conçois. Vivre en couple, avoir un métier reconnu socialement, être entouré de beaucoup de personnes, avoir une voiture, une maison, un crédit, le téléphone portable qui vient de sortir, un ordinateur flambant neuf, s’afficher sur les réseaux sociaux et multiplier ses activités sont des idées à la mode du vingtième siècle dans lesquelles tu ne trouves pas ton compte. Cependant tu ne peux pas repousser cette société américanisée de consommation en bloc.

Si, comme tu le souhaites, tu ne consommes pas du tout ; que fais-tu obligatoirement ? Si l’on y réfléchit, je dirais que tu dois créer car dans la vie on consomme ou on créé. C’est un fait avéré. Je comprends que créer soit gratifiant pour toi. Passer une heure de son temps à créer (peindre, écrire…) permet d’apprendre, de laisser une trace et, d’impacter la vie des gens. Pour toi, c’est plus grisant que de passer une heure à consommer en regardant un film par exemple. Cependant, je pense que pour créer nous avons besoin d’inspiration et nous piochons cette dernière dans la consommation. Il n’y a pas de création sans consommation. Nous devons, jusqu’à un certain point consommer. C’est indéniable.

Certes, il y a une différence importante entre la surconsommation stérile, abrutissante et la consommation qui nous fait grandir.

Deuxième point : consommer intelligemment pour grandir.

Consommer pour grandir permet de créer, d’entreprendre. Il est important de consommer à partir d’une activité qui nous plaît et qui nous permet d’apprendre ce que nous souhaitons. Cette consommation et cette soif d’apprendre est réfléchie.

Par exemple, j’aime le ski. Alors, je vais en consommer, c’est obligatoire. Cependant je ne consomme pas pour m’abrutir et passer le temps, je consomme pour apprendre quelque chose que j’aime et grandir. Certaines personnes resteront sur la piste normale, balisée tandis que d’autres verront l’immensité des possibilités à droite, à gauche, une bosse dans la poudreuse ou un hors piste dans le fond. Quelle que soit votre envie : rester sur les sentiers battus ou en sortir, cette consommation nous fait grandir. De cette expérience, peut être que je vais vouloir apprendre à améliorer mes skis pour avoir plus de sensations. Je rentre alors dans le développement matériel réfléchi et non basé sur de la surconsommation.

Le développement matériel qui en résulte ne sera alors pas un but en soi mais un bonus. Rester complètement dans la société de consommation n’est pas bon mais, à l’inverse, critiquer toute la société de consommation et la dénigrer totalement est trop radical. Je pense qu’il faut trouver un juste équilibre entre la création et la consommation et donc entre le développement personnel et le développement matériel.

Troisième point : le développement personnel et matériel.

Il est moralement bon pour chaque personne de lutter pour son propre développement personnel et matériel et donc pour son propre bonheur. Les deux formes de développement s’acquiert grâce à notre travail et à la recherche de l’excellence dans un domaine qui nous touche et nous plaît.

Les deux sont aux services de notre propre intérêt afin d’être propriétaire de sa propre vie mais les deux sont également au service de l’intérêt de tous. La richesse intellectuelle et matérielle créent par ces entrepreneurs est directement source d’inspiration pour les autres. La réussite créatrice est bonne.

Pour être heureux, le développement personnel et matériel doit s’appuyer sur ses envies, sur ses talents et non sur un besoin de surconsommation. Chaque personne possède des talents qu’ils soit sportifs, musicals, artistiques, mathématiques ou autres.

Quatrième point : la place du talent dans le développement personnel et matériel.

En premier lieu, nous pouvons nous demander ce qu’est un talent. Il peut venir d’un don, d’un attrait spécial pour un domaine ou même encore d’une facilité dans la réalisation de quelque chose.

Ensuite, nous devons nous demander s’il est nécessaire de développer et d’utiliser ce talent. Selon moi, un talent non utilisé est un talent gâché ce qui est dommage. C’est en ce point que nous pouvons critiquer la société. Notre monde actuel ne permet pas de se concentrer sur ses talents. En effet, tout le monde doit connaître la même chose et être au même niveau sur tous les domaines et cela, dès l’école. Nous devons être ni trop bon, ni trop mauvais… qu’elle horreur. Cela mène à l’échec, au gâchis. Il faut s’émanciper de cette façon de penser afin de réaliser ses rêves. Ils peuvent nous mener au développement personnel ou matériel mais le plus souvent il mène aux deux. Sans s’en rendre compte, nous devenons alors comblé et serein. Le plus important est donc d’agir, d’entreprendre, de bouger pour rendre sa vie heureuse ainsi que le monde. Que vous soyez entrepreneur rêveur, entrepreneur cartésiens, entrepreneur baroudeur, entrepreneur sportif ou entrepreneur urbain, foncez. Voilà le secret de mon bonheur : l’ambition et l’excellence dans un domaine qui nous plaît. »

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